Trop, c’est comme pas assez!

Alors que nous sommes en plein dans l’évaluation des candidatures pour notre premier V3-Camp, je me retrouve face à une question fondamentale: Quelle est notre responsabilité face à ces entrepreneurs? À quel point devons-nous les guider et les « éduquer » face à leur quête de financement ou d’accompagnement? Je m’explique.

Nous avons débuté par définir nos critères d’évaluation. Discussions, débats, acclamations, tout y est passé. Mais toutes les personnes constituant notre équipe d’évaluation étaient très conscientes qu’il s’agissait du « nerf de la guerre ». Si nous n’avions pas une fondation solide lors de notre processus d’évaluation, nous n’allions pas y arriver. Et finalement, nous nous sommes entendus sur des critères qui se résument essentiellement à ceci:

  • Potentiel d’innovation Technologique et/ou propriété intellectuelle
  • Opportunités et maturité du marché visé
  • Stade de développement du projet suffisamment avancé
  • Potentiel de croissance/dimensionnement
  • Qualité du modèle de mise en marché/de vente
  • Importance de la compétition directe et indirecte
  • Gestion du cycle de développement
  • Capacité pour V3 d’apporter de la valeur au projet

Ensuite, est venu le temps d’analyser chaque candidature reçue (plus de 75!) selon ces critères. Encore discussions, débats et acclamations, avec comme résultat une unanimité déconcertante de nos choix. Et oui, tous s’entendaient sur les candidats à inviter au Repêchage, et cela, sans grincements de dents.

Mais qu’allions-nous faire des candidatures rejetées? À quel point devions-nous leur expliquer les raisons de notre refus? Quand un entrepreneur prends la peine de remplir un formulaire (assez long merci) et de mettre ses « trippes » sur la table pour te montrer à quel point il aime son projet et veut le mener à terme, on ne peut pas rester insensible à ça.

En même temps, la définition même de l’entrepreneuriat c’est l’autonomie, la débrouillardise et l’indépendance non? Alors allions-nous les tenir par la main pour leur expliquer que leur projet n’est pas encore assez mature, ou que leur compréhension du marché nous semble incomplète, ou encore qu’ils ne semblent pas posséder les qualités requises pour mener à bien leur propre projet? J’essayais de m’imaginer en « Chef Ramsay » en train de leur faire la liste des raisons qui les avaient écartées de notre programme sans aucune retenue ni diplomatie. Mais ce n’est pas moi ça. Et nous ne sommes pas un show de télé réalité.

En fait, j’ai songé les appeler un après l’autre pour leur expliquer pourquoi nous ne les avions pas retenus, pour répondre à leurs questions, et discuter de leurs difficultés. Irréaliste ? Certainement. Et comme dit mon père: « Trop, c’est comme pas assez! » Nous avons donc opté pour un courriel personnalisé à chacun qui soulignait la ou les raisons PRINCIPALES pour lesquelles nous ne les avions pas choisis. Ça les aidera à cheminer et ça leur fournira des pistes pour la suite des choses. Et croyez-moi, mon plus grand souhait est de les revoir lors d’un prochain appel aux candidatures! Nous pourrons alors savoir si oui, ou non, nous avons fait une différence !

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Une réponse à Trop, c’est comme pas assez!

  1. “The Venture Train”

    I have learned that a venture capital company is a two track train. Valorisation of your R&D work and the business development are the two tracks. They must both be synchronised and lead to a common goal, commercialisation of the technology.
    If your bench work, laboratory R&D, or IP are lagging behind your business plan, then you should have a look at my career resume.
    I might just be what you are looking for, and I am looking for a new opportunity.

    Daniel Cozak, Ph.D.
    Lead technical officer.

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